(1)

(2)

Pour se développer, la plante a principalement besoin d’azote et dans une moindre mesure, de phosphore, de potassium et d’autres éléments minéraux.
L’air est principalement constitué d’azote mais la plante ne possède pas les capacités de l’utiliser sous cette forme gazeuse. Elle a besoin des bactéries contenues dans le sol pour “casser” l’atome d’azote et le rendre assimilable par les racines.
Mais les bactéries, pour cette opération, ont besoin de beaucoup d’énergie.

Certaines plantes et arbres, vont fournir directement cette énergie aux bactéries sous la forme de molécules carbonées issues de la photosynthèse : on appelle ce mariage d’intérêt la fixation symbiotique de l’azote.
Ce sont principalement les légumineuses comme les petits pois, les haricots, les fèves et les haricots secs qui développent cette relation : leurs racines envoient des signaux aux bactéries, les rhizobiums,  qui commencent alors à se développer et envoient à leur tour des signaux. Les racines de la plante deviennent plus fragiles et les bactéries peuvent y pénétrer. Elles s’y installent, se reproduisent en échange d’une protection que la plante met en place sous la forme d’une membrane qui les entoure, et commencent à travailler pour produire de l’azote en grandes quantités.

Pour cette raison, les trèfles, la féverole (3) et la vesce (2) , de la famille des légumineuses, sont utilisées en engrais verts : cultivés pendant un an puis fauchés, les racines restées dans le sol constituent des réserves d’azote dont profiteront les prochaines cultures. Mais c’est surtout la luzerne, véritable usine à azote miniature, qui permet d’enrichir un sol appauvri de manière particulièrement efficace. En revanche, la luzerne (1) nécessite d’être cultivée sur 3 à 4 ans mais fournit, entre temps, par coupes régulières, des protéines à certains animaux d’élevage comme les lapins.

(3)

source documentaire : LECLERC, Blaise, Les jardiniers de l’ombre, éditions Terre Vivante, 2002