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Le rutabaga est probablement né de la rencontre, au Moyen âge et en Europe du Nord, d’un chou frisé et d’un navet, lui valant son autre appellation commune de « chou-navet ».

Les allemands n’étant manifestement pas très férus de sa chair légèrement terreuse et sucrée, le rutabaga fut, pendant la seconde guerre mondiale, l’un des seuls légumes, avec le topinambour, non réquisitionnés par l’armée allemande. Ce concours de circonstances historiques fut à l’origine de son discrédit auprès des générations de baby boomers qui, après 1945, ont jeté leur dévolu quasi exclusif sur la pomme de terre, devenue alors une denrée rare.

Depuis quelques années, le rutabaga retrouve sa place dans les fines assiettes.

De culture très facile, il se sème directement en place dès la fin du printemps pour une récolte hivernale. Après avoir incorporé un peu de soufre et du compost à la terre pour éviter l’oïdium et le mildiou, la graine de rutabaga se sème dans des tranchées de 1 cm de profondeur, séparées de 40 cm chacune. En revanche, il est conseillé de ne pas replanter le rutabaga au même endroit l’année suivante car il a tendance à appauvrir les sols.

En soupe, en gratin, en potée ou en purée avec une pointe de noix de muscade, le rutabaga est une alternative agréable à la pomme de terre et aux choux. On peut également le faire cuire comme des frites, le sucre contenu dans le légume donne un petit goût caramélisé très délicat.

Photo : Franck Goldbronn